Centrale thermique du Havre

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La centrale thermique du Havre est une centrale électrique française fonctionnant au charbon.

Historique[modifier]

L'unité de Production du Havre compte 4 tranches : 3 charbons (tranche 1, 2 et 4) et 1 fioul (tranche 3 ). Cette dernière n'est plus en service depuis de nombreuses années pour deux raisons principales : le coût d'exploitation et la présence d’amiante.

Les tranches 1 et 2 ont été définitivement arrêtées entre 2012 et 2013.

Plusieurs années durant, la centrale à charbon a compté quatre unités de production. La première, la tranche 1, est une unité de 250 Mégawatt qui a été mise en service en avril 1968. Les tranches 2 et 4, respectivement mises en service en 1969 et 1983, ont quant à elles une capacité de 600 MégaWatt. Enfin, la tranche 3 de 600 MégaWatt était profondément différente puisque cette dernière fonctionnait au Fioul. Au début des années 2000, seules les tranches 1, 2 et 4 restaient en fonctionnement car l'unité 3 a été retirée de l'exploitation à la suite des chocs pétroliers des années 70. En outre, conformément à la réglementation européenne, les tranches 1 et 2 devaient être fermées au plus tard en 2015.

Les deux cheminées en béton armé, d'un diamètre de 25 mètres à la base et de 12 mètres au sommet, sont hautes de 240 mètres, ce qui en fait actuellement (décembre 2013) la vingt-quatrième plus haute structure de France.

D'un point de vue national, la centrale à charbon du Havre représentait 1 % de la production électrique d'EDF en France. Cela équivaut par ailleurs à environ 20 % de l'électricité consommée en Haute-Normandie.

Le 30 janvier 2012 à 8h20, un important incendie se déclare sur la tranche 2 à l'arrêt provoquant l'évacuation du site et l'arrêt des tranches 1 et 4 en fonctionnement.

Ce sont près de 356 personnes qui travaillent sur le site en ajoutant à cela environ 200 entreprises prestataires qui viennent prêter main forte au personnel EDF tout au long de l'année. En 2009, la centrale du Havre a produit 3 669 millions de kWh.

En mars 2013, la tranche 1 est mise à l'arrêt définitivement à la suite d'une avarie technique.

L'unité 4 de la centrale, la seule encore en activité, est arrêtée le 15 mars 2014 pour la réalisation de grands travaux dans le cadre d'un plan national pour la modernisation des unités de production thermique intitulé "Projet Charbon 2035" et initié par EDF. L'entreprise investit alors 160 millions d'euros dans ces travaux au Havre, le but étant d'améliorer les performances de la centrale et ainsi améliorer le rendement, ce qui permettra de consommer moins de charbon à quantité électrique égale. Parmi les travaux, c'est notamment la rénovation de la turbine, du rotor de l'alternateur et de la chaudière, la construction d'une nouvelle salle de commande en mode numérique, le remplacement complet de la distribution électrique. 1 500 salariés sont mobilisés.

En mars 2015, des tests sont effectués sur la centrale à la fin des travaux et le personnel est formé.

Fin 2016, à l'occasion des festivités autour des 500 ans du Havre qui doivent débuter en 2017, EDF s'associent au programme artistique proposé par le groupement d'intérêt public (GIP) "Le Havre 2017" et propose une mise en lumière artistique des deux cheminées de la centrale thermique. L'éclairage des cheminées est conçu par Citelum, filiale d'EDF et imaginé par Félicie D'estienne d'Orves. Prévue de mai à octobre 2017 et composée de 236 plots leds sur chacune des cheminées, elle sera visible à 360°, jusqu'à 50 km de distance.

Environnement[modifier]

Émissions industrielles[modifier]

En 2008, la centrale à charbon EDF était la première émettrice de poussières de Haute-Normandie, la première émettrice d'oxydes d'azote (NOx) et la troisième émettrice de dioxyde de soufre (SO2). En fonctionnement pourtant discontinu, la centrale rejetait aussi plus de trois millions de tonnes de dioxyde de carbone (CO2) par an, soit plus du dixième des émissions de toute la région.

En 2014, alors que plusieurs tranches de la centrale ont été mises à l'arrêt, les émissions de dioxyde de carbone (CO2) de la centrale diminuent de presque 90 % par rapport à 2008.

D'après EDF, les procédés de désulfuration des fumées ont permis de réduire de 90 % les émissions de dioxyde de soufre (SO2). Le procédé de dénitrification des fumées a été mis en service en 2007 et permet de réduire de 80 % les oxydes d'azote (NOx).

Installations de dépollution[modifier]

En septembre 2013, EDF investit 22 millions d'euros dans l'expérimentation d'un dispositif permettant de capter le dioxyde de carbone. La phase d'expérimentation dure jusqu'en mars 2014.

En juin 2014, alors que la centrale est au milieu de grands travaux de rénovation et est équipée d'unités de désulfuration et dénitrification, EDF décide de remplacer les plaques métalliques composant le toit et d'y installer un transformateur, le but étant de récupérer 99.9% des particules de charbon dans le futur.

En octobre 2014, un nouveau dépoussiéreur est installé dans la centrale. Il collecte les particules contenues dans les fumées de combustion grâce à des plaques électromagnétiques.

Visites[modifier]

Il est possible de la visiter le mercredi à 10 h ou à 14 h pour le grand public et tous les jours sur demande pour les groupes. Pendant les vacances d'été, le public peut la visiter tous les jours. La visite permet de découvrir l'ensemble du site en environ deux heures.

Sources[modifier]