Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives

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Le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) est un organisme public de recherche scientifique français dans les domaines de l’énergie, de la défense, des technologies de l'information, des sciences de la matière, des sciences de la vie et de la santé, implanté sur dix sites en France. Historiquement dénommé Commissariat à l'énergie atomique (CEA), il a changé de nom en 2010 en élargissant son champ aux énergies alternatives.

Les principaux centres de recherche sont implantés à Saclay, Fontenay-aux-Roses (Île-de-France), Marcoule, Cadarache (Provence) et Grenoble (Isère). Le centre CEA de Saclay se trouve au cœur du cluster technologique Paris-Saclay. Le centre CEA Grenoble se trouve au cœur du Polygone scientifique.

Le CEA est un organisme de recherche classé en établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC). Il a pour mission principale de développer les applications de l'énergie nucléaire dans les domaines scientifique, industriel, et de la défense nationale. Fin 2012, il employait 15 953 salariés, et son budget annuel était de 4,7 milliards d'euros.

Organisation[modifier]

Il dispose d'une organisation matricielle composée de directions opérationnelles et de directions fonctionnelles. Les quatre grandes directions opérationnelles (directeur) sont:

  • direction de l'énergie nucléaire - DEN (François Gauché) ;
  • direction des applications militaires - DAM (François Geleznikoff) ;
  • direction de la recherche technologique - DRT (Stéphane Siebert) ;
  • direction de la recherche fondamentale - DRF (Vincent Berger) ;

Le CEA est actionnaire majoritaire d’Areva, pour le compte de l'état, société qui réunit plusieurs filiales dont Areva NC (ex-Cogema) et Areva NP (ex-Framatome).

Le CEA est également actionnaire de :

  • CEA Investissement, société spécialisée dans l'investissement en capital de pré-amorçage, laquelle est notamment actionnaire d'Avenium Consulting, société spécialisée dans la commercialisation de licences,
  • Co-courtage nucléaire, société spécialisée dans le courtage d'assurances spécifiques au domaine du nucléaire.

Historique[modifier]

De 1945 à 1968[modifier]

Les 6 et 9 août 1945, deux bombes atomiques américaines sont larguées sur Hiroshima et Nagazaki au Japon. Quelques jours plus tard, le général de Gaulle rencontre le président américain Harry S. Truman à Washington. Il est alors saisi par l'impression qu'une activité dévorante et un intense optimisme emportaient toutes les catégories.

En septembre 1945, le général de Gaulle demande au directeur du CNRS Frédéric Joliot-Curie et à Raoul Dautry, alors ministre de la reconstruction et de l'urbanisme, de mettre en place un organisme de recherche consacré à l'énergie atomique.

Le CEA est créé le 18 octobre 1945 par Charles de Gaulle avec à sa tête Frédéric Joliot-Curie (haut-commissaire à l’énergie atomique) et Raoul Dautry (administrateur général). Cet organisme est destiné à poursuivre des recherches scientifiques et techniques en vue de l’utilisation de l’énergie nucléaire dans les domaines de la science (notamment les applications médicales), de l’industrie (électricité) et de la défense nationale. Cet organisme est placé sous l’autorité directe de la Présidence du Conseil, ses finances ne faisant l’objet que d’un contrôle a posteriori par le ministère des Finances.

En janvier 1946 sont désignés les premiers membres du CEA : Pierre Auger, Irène Curie, Francis Perrin et le général Paul Dassault, qui seront rejoints quelques mois plus tard par Lew Kowarski, Bertrand Goldschmidt, Jules Guéron et Pierre Biquard. En juillet 1946, les premiers membres du personnel du CEA prennent possession du fort de Châtillon, premier centre de recherche du CEA situé à proximité de Paris. À la même époque, le CEA s'installe aussi dans une enclave de la Poudrerie du Bouchet pour effectuer les opérations de raffinage des concentrés de minerai d'uranium qui viennent d'Afrique. L'uranium purifié dans l'usine du Bouchet est utilisé dans le fort de Châtillon pour constituer la pile Zoé, pile atomique à eau lourde construite par l’équipe de Joliot-Curie, qui diverge en 1948. L'année suivante est extrait le premier milligramme de plutonium du combustible usé de Zoé à l'usine du Bouchet.

Joliot-Curie, qui est membre du Parti communiste français (PCF), lance l'appel de Stockholm contre la bombe atomique. En avril 1950, il est révoqué de son poste de haut-commissaire par Georges Bidault. Francis Perrin le remplace. L'influence du PCF reste néanmoins forte au sein des employés du CEA qui décident, en 1954, de rédiger une pétition s'opposant à toute visée militaire. Celle-ci réunit 665 signatures parmi les agents du CEA.

Après le départ de Joliot-Curie, le CEA intensifie ses travaux sur les applications militaires et civiles de l’énergie atomique. Même si le gouvernement n’a pas encore pris officiellement la décision de construire une bombe atomique, tout est mis en œuvre pour se doter des moyens de la construire. En effet, la forte instabilité ministérielle (deux gouvernements par an), ne permettait pas au président du Conseil arrivant de suivre les activités militaires du CEA, qui fonctionnait, sur ce plan, sans contrôle politique véritable : le nouvel arrivant se contentait de reconduire les actions déjà engagées et les budgets qui allaient avec. Un groupe informel composé des généraux Ailleret, Pierre Marie Gallois et Crépin, d'hommes politiques comme Maurice Bourgès-Maunoury, Félix Gaillard, Pierre Guillaumat et Jacques Chaban-Delmas, lui-même ministre de la Défense, ou de scientifiques comme Francis Perrin et Bertrand Goldschmidt, avait décidé que la France devait se doter d'armes nucléaires ; bien organisé et déterminé, ce lobby obtenait facilement l'accord du nouveau président du Conseil pour continuer leurs recherches ; le général de Gaulle était régulièrement informé du progrès des travaux par Chaban-Delmas. En 1958, Félix Gaillard, nouveau président du Conseil, prit la décision de fixer le premier essai nucléaire à 1960.

En 1952, le centre d’études nucléaires de Saclay est ouvert sur un terrain de 271 hectares en plein plateau de Saclay, où cette même année sont mis en service le successeur de Zoé, le réacteur EL2 (Eau Lourde n°2), et le premier accélérateur de particule du CEA.

À Marcoule, sont successivement construits les réacteurs G1 (1956), G2 (1959) et G3 (1960) de type Uranium Naturel-Graphite-Gaz (UNGG). L'usine d'extraction du plutonium de Marcoule, construite pour extraire le plutonium du combustible usagé, fonctionne à partir de 1958. Le CEA charge la Société de recherches et d'applications techniques de créer un compteur Geiger innovant pour effectuer la prospection d'uranium. Le directeur de la Société de recherches et d'applications techniques, Samuel Langlois-Berthelot propose cette innovation à la direction du CEA qui s'en sert pour trouver les minerais d'uranium indispensables à la construction de la bombe - les prospections se font notamment sur les côtes de Bretagne. À l'aide de ces installations et innovations, le CEA réalise son premier essai nucléaire dans le Sahara en 1960,« Gerboise bleue », deux ans après que la décision officielle ait été prise.

En 1958, le CEA lance à la fois la construction de l'usine de raffinage de l'uranium de Malvési et de l'usine militaire de Pierrelatte pour l'enrichissement de l'uranium nécessaire à la fabrication de la bombe atomique.

Puis le CEA collabore avec EDF à la construction des premiers réacteurs d'EDF à Chinon : EDF 1 (1962, 68 MW), EDF 2 (1965, 200 MW) et EDF 3 (1967, 500 MW) de type UNGG.

De 1968 à 1981[modifier]

En 1968, la première bombe H (bombe thermonucléaire ou à hydrogène) française explose à 600 mètres au-dessus de l'atoll de Fangataufa, dans le Pacifique. Sa puissance équivaut à 170 fois celle d'Hiroshima.

La guerre des filières de réacteurs oppose le CEA et EDF : le premier est partisan de la filière française uranium naturel graphite gaz tandis que le second défend la filière des réacteurs à eau pressurisée (Pressurised Water Reactor) du constructeur américain Westinghouse Electric Company. En novembre 1969, le gouvernement Jacques Chaban-Delmas tranche en faveur d’EDF et décide la construction d’une centrale à eau pressurisée à Fessenheim.

En 1973, la première centrale prototype réacteur nucléaire à neutrons rapides et à caloporteur sodium Phénix est mise en service à Marcoule.

En 1976, le gouvernement Jacques Chirac (1) passe commande de Superphénix.

En février 1979 est mis en service l'usine Georges Besse au Tricastin, afin d'enrichir l'uranium nécessaire à la production de combustible pour les réacteurs électro-nucléaires.

Depuis 1981[modifier]

En 1983 est créée par le gouvernement Pierre Mauroy (3) la société des participations industrielles du commissariat à l'énergie atomique pour gérer les participations et les filiales du CEA (Framatome, Cogema, Technicatome, Eurodif, etc.).

En 1985, la centrale nucléaire de Brennilis, prototype modéré par l'eau lourde, est arrêtée définitivement, tandis que le réacteur à neutrons rapides Superphénix diverge après 10 années de construction.

En 1985, le Rainbow Warrior, bateau de l'organisation écologique Greenpeace, explose dans le port d'Auckland en Nouvelle-Zélande. Greenpeace préparait une campagne contre les essais nucléaires français dans le Pacifique.

Le 27 janvier 1996 est lancé le dernier essai nucléaire français à Fangataufa. Le 24 septembre 1996, la France signe le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires et commence immédiatement à démanteler le Centre d'expérimentations du Pacifique.

En 1997, le gouvernement Lionel Jospin français annonce que Superphénix sera abandonné.

En 2001, la filiale CEA Industrie fusionne avec Framatome et la Cogema pour former un nouveau groupe dénommé Areva.

En 2007, le Genoscope et le Centre national de génotypage sont rattachés au CEA au sein d'un nouvel institut dénommé Institut de génomique.

Début 2009, Le CEA, Intel, le GENCI et l'université de Versailles–Saint-Quentin-en-Yvelynes annoncent la création d'un laboratoire commun, Exascale Computing Research, dédié aux logiciels pour les supercalculateurs supportant l'exaflops (soit 1018 opération en virgule flottante par seconde).

Le 14 décembre 2009, dans son discours sur le Grand emprunt, le président de la République Nicolas Sarkozy annonce que le CEA doit devenir le « Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives » en réponse à une suggestion de la commission Juppé–Rocard qui préconisait la création d'une Agence pour les énergies renouvelables. Cette décision traduit la volonté de l'exécutif d'équilibrer les efforts de recherche entre le nucléaire et les énergies renouvelables, selon la règle affichée du « un euro pour le nucléaire, [...] un euro pour la recherche sur les énergies renouvelables ».

En 2016, Reuters établit un classement mondial des « organismes de recherche en termes d'innovation » et classe le CEA en première position, du fait de ses réalisations en termes de transfert technologique, notamment de part de la taille de son portefeuille de brevets, du nombre de collaborations avec l'industrie et de celui de la création de start-up. Trois autres centres de recherche français y sont primés: le CNRS (5e), l'INSERM (10e) et l'Institut Pasteur (17e).

Gouvernance[modifier]

Hauts-commissaires[modifier]

  • Frédéric Joliot-Curie (1945-1950), nommé par Charles de Gaulle
  • Francis Perrin (1950-1970), nommé en 1950 par Vincent Auriol, renouvelé en 1956 par René Coty, en 1961 et 1966 par Charles de Gaulle
  • Jacques Yvon (1970-1975), nommé par Georges Pompidou
  • Jean Teillac (1975-1993), nommé en 1975 par Valéry Giscard d’Estaing, renouvelé en 1981 par François Mitterrand
  • Robert Dautray (1993-1998), nommé par François Mitterrand
  • René Pellat (1998-2003), nommé par Jacques Chirac
  • Bernard Bigot (2003-2009), nommé par Jacques Chirac
  • Catherine Cesarsky (2009-2012), nommée par Nicolas Sarkozy
  • Yves Bréchet (depuis 2012), nommé par François Hollande

Administrateurs généraux[modifier]

  • Raoul Dautry (1945-1951), nommé par Charles de Gaulle
  • Ingénieur général des mines Pierre Guillaumat (1951-1958), nommé par René Pleven
  • Ingénieur général des mines Pierre Couture (1958-1963), nommé par Charles de Gaulle
  • Préfet Robert Hirsch (1963-1970), nommé par Charles de Gaulle
  • Ingénieur général des mines André Giraud (1970-1978), nommé par Georges Pompidou
  • Ingénieur général des mines Michel Pecqueur (1978-1983), nommé par Valéry Giscard d’Estaing
  • Ingénieur général des mines Gérard Renon (1983-1986), nommé par François Mitterrand
  • Jean-Pierre Capron (1986-1989), nommé par François Mitterrand
  • Inspecteur général des finances Philippe Rouvillois (1989-1995), nommé par François Mitterrand
  • Ingénieur général des mines Yannick d'Escatha (1995-1999), nommé par Jacques Chirac
  • Pascal Colombani (2000-2002), nommé par Jacques Chirac
  • Ingénieur général de l'armement Alain Bugat (2003-2009), nommé par Jacques Chirac
  • Professeur des universités Bernard Bigot (2009-2014), nommé par Nicolas Sarkozy
  • Daniel Verwaerde (depuis 2015), nommé par François Hollande

Comité de l'énergie atomique[modifier]

Le Comité de l'énergie atomique arrête le programme de recherche, de fabrication et de travaux du commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives. Il est composé de :

  • Bernard Bigot, administrateur général du CEA
  • Agnès Buzyn, présidente de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire
  • Yves Bréchet, haut commissaire à l'énergie atomique
  • Laurent Michel, directeur général de l'énergie et du climat du Ministère de l'Écologie
  • Laurent Collet-Billon, délégué général pour l'armement (Direction générale de l'Armement)
  • Julien Dubertret, directeur du budget
  • Bernard Dupraz, délégué à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant la défense
  • Alain Fuchs, président-directeur général du Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
  • Pierre de Villiers, chef d'état-major des armées
  • Philippe Josse, directeur du budget
  • Marcel Jurien de la Gravière, délégué à la sûreté nucléaire
  • Jacqueline Lecourtier, Directrice générale de l'Agence Nationale de la Recherche
  • Luc Oursel, président d'Areva
  • Christian Piotre, secrétaire général du ministère de la Défense
  • Henri Proglio, président d'Électricité de France
  • Jacques Prost, ancien directeur général de l'ESPCI ParisTech, membre de l'Académie des sciences
  • Luc Rousseau, directeur de la compétitivité du Ministère de l'Économie
  • Pierre Sellal, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et européennes
  • Roger Genet, directeur général pour la recherche et l'innovation

Visiting comittee[modifier]

Le Visiting comittee est constitué d’experts internationalement reconnus et est chargé de fournir un point de vue sur les stratégies et les orientations de la recherche du CEA.

  • David Andelman, université de Tel Aviv
  • Giovanni Ciccotti, université de Rome La Sapienza
  • Thomas Ebbesen, université de Strasbourg
  • Antoine Georges, École polytechnique et Collège de France
  • Serge Haroche, prix Nobel 2012, Collège de France et École normale supérieure
  • Jacques Livage, université Pierre-et-Marie-Curie
  • Krishnaswamy Ravi-Chandar, université du Texas
  • Burton Richter, prix Nobel 1976, Centre de l'accélérateur linéaire de Stanford
  • Marshall Stoneham, University College de Londres
  • Horst Stormer, prix Nobel 1998, université Columbia
  • Sune Svanberg, université de Lund

Le CEA en quelques chiffres[modifier]

  • 10 centres de recherche
  • 52 unités mixtes de recherche (UMR)
  • 55 accords cadres avec les universités et écoles
  • Plus de 650 dépôts de brevets prioritaires
  • 26 Equipex (équipements d'excellence)
  • 16 Labex (laboratoires d'excellence)
  • Près de 150 start-up depuis 1984 dans le secteur des technologies innovantes
  • Plus de 530 projets européens obtenus avec la participation du CEA dans le cadre du 7e PCRD depuis 2007
  • 31 pôles de compétitivité auxquels participe le CEA dont 11 mondiaux ou à vocation mondiale
  • 4000 cocottes minutes ont été demandées par le CEA en 2013 pour le transport de matériaux sensibles

Centres de recherche[modifier]

  • Saclay (Essonne) et le laboratoire national associé GANIL à Caen–Calvados
  • Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), sur le site de l’ancien Fort de Châtillon
  • Marcoule (Gard) (regroupé avec le site CEA de Pierrelatte/Tricastin)
  • Site nucléaire du Tricastin ou site de Pierrelatte (Drôme)
  • Cadarache (Bouches-du-Rhône)
  • Grenoble (Isère)
  • Bruyères-le-Châtel (Essonne)
  • Moronvilliers (fermeture annoncée pour 2016, pour le moment rattaché au site de Bruyères)
  • Le CESTA (Le Barp, Gironde)
  • Valduc (Côte-d'Or)
  • Le Ripault (Indre-et-Loire)
  • Évry (Essonne)
  • Gramat (Lot)
  • Limeil-Brévannes (fermé)
  • Fort de Vaujours (fermé)

Applications civiles[modifier]

  • Cadarache (Bouches-du-Rhône) ; recherches sur l'énergie nucléaire, fission et fusion (site d'implantation d'ITER).
  • Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) ; recherches en sciences du vivant.
  • Évry (Essonne) ; recherches en génomique environnementale.
  • Grenoble (Isère) ; recherches en microélectronique LETI, matériaux et nouvelles technologies de l'énergie LITEN, recherche fondamentale en physique, biologie et chimie (en particulier, nano-sciences, cryogénie) INAC, partenariat avec le centre Minatec en micro et nanotechnologies ainsi qu'avec Clinatec en micro et nanotechnologies au service de la santé.
  • Saclay (Essonne) ; recherches sur l'énergie nucléaire, recherche fondamentale (en particulier, astrophysique, astro-particules, physique des particules élémentaires, physique nucléaire IRFU), IRAMIS, (INSTN), recherches sur les systèmes numériques intelligents, recherches en robotique.
  • Marcoule (Gard) ; recherches sur le cycle du combustible nucléaire et la gestion des déchets radioactifs. Depuis le 10 avril 2005, un parcours de découverte et d'information sur la radioactivité, nommé le Visiatome, a ouvert ses portes au public à Marcoule.

Direction des applications militaires (DAM)[modifier]

  • Le CESTA, Le Barp (Gironde) ; le centre d'études scientifiques et techniques d'Aquitaine est dédié à l'architecture industrielle des armes ainsi qu'aux lasers de puissance.
  • Le centre d'études du Ripault (commune de Monts, Indre-et-Loire) ; études sur matériaux non-nucléaires (explosifs chimiques, matériaux spéciaux).
  • Le centre de Valduc (Côte-d'Or) ; études de neutronique et de criticité, production de sous-ensembles.
  • Le centre DAM Île-de-France (B3), Bruyères-le-Châtel (Essonne) ; programme simulation, études amont de physique des armes, surveillance de l'environnement (notamment sismique) dans le cadre du traité international d'interdiction des essais nucléaires. Jusqu'en 1995 le centre était aussi responsable de la préparation d'engins expérimentaux pour les essais nucléaires au CEP ;
  • Le Polygone d'essais de Moronvilliers, sur la commune de Pontfaverger-Moronvilliers (Marne) ; Ce site est rattaché au centre DAM Île-de-France. Radiographie d’expériences de détonique (phase froide, c’est-à-dire non nucléaire), par la machine de radiographie flash Airix dont il n'existe qu'un seul autre exemplaire dans le monde : le DARHT situé à Los Alamos, États-Unis. Le centre est aujourd’hui fermé. Les équipements transférés à *Valduc, et les infrastructures de ce centre sont en cours de démolition.
  • Le centre de Gramat (Lot) : ex-centre de la DGA, centre de référence pour l'évaluation de la vulnérabilité des systèmes d'armes aux effets des armes nucléaires et conventionnelles.
  • Villacoublay : jusqu'en 1993, Centre mixte Direction des Essais / DIRCEN (Direction des centres d'expérimentations nucléaires), ensuite transférer Montlhéry jusqu'en 1997.
  • Vaujours : jusqu'en 1997, le fort de Vaujours abritait un centre de recherche de la DAM spécialisé en détonique (avec essais réels) et engins ainsi qu'en simulation.
  • Limeil-Brévannes : jusqu’en 1999, le fort de Limeil abritait un centre de recherche théorique sur les engins H.

Exemples d'activités[modifier]

Acteur majeur de la recherche, du développement et de l'innovation, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives intervient dans quatre grands domaines : les énergies bas carbone (nucléaire et renouvelables), les technologies pour l’information et les technologies pour la santé, les Très grandes infrastructures de recherche (TGIR), la défense et la sécurité globale. Pour chacun de ces quatre grands domaines, le CEA s’appuie sur une recherche fondamentale d’excellence et assure un rôle de soutien à l’industrie. Son nouveau logo (2012) reflète d'ailleurs ceci avec la mention "De la recherche à l'industrie".

Participation aux pôles de compétitivité[modifier]

Le CEA est impliqué dans :

  • 5 des 6 pôles de compétitivité mondiaux (il ne participe pas au pôle transactions électroniques sécurisées).
  • un pôle à vocation mondiale,
  • 8 pôles à vocation nationale et régionale.

Par ailleurs, le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives est signataire du Pacte PME.

Ingénierie informatique[modifier]

Le CEA a une activité importante d'ingénierie informatique pour la gestion des ressources numériques. Il s'agit d'une activité traditionnelle (CISI) destinée à fournir la puissance de calcul nécessaire aux études et recherches. La DAM dispose du centre de calcul le plus puissant d'Europe en 2011.

Le CEA archive les projets réalisés sous forme numérique. Cette capitalisation des connaissances (on parle plutôt maintenant de gestion des connaissances) a pour objectif une réutilisation de l'expérience acquise, sur les différentes filières de réacteurs nucléaires (réacteurs à neutrons rapides...).

Le CEA participe à ARISTOTE sur les technologies de l'information et de la communication, avec la Bibliothèque nationale de France, le Centre Européen de Recherche et de Formation Avancée pour le Calcul Scientifique, le Centre Informatique National de l'Enseignement Supérieur CINES, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement CIRAD, le CNES, EDF R&D, l'École polytechnique, l'IFP, l'IFREMER, l'INRETS, l'INRIA, l'INSERM, Météo-France, l'ONERA et Telecom Management Paris Sud, ex. Institut National des Télécommunications (Evry) L’adhésion de l’INT couvre également l’ENIC (Lille).

Le CEA participe avec le CNES et la Bibliothèque nationale de France à des réflexions sur la pérennisation et la communication de l'information numérique (voir OAIS)

Sources[modifier]